Protection de territoires
à haute valeur écologique
Corridor Appalachien
La conservation de ces 3 propriétés s’intègre à la stratégie de conservation du Corridor appalachien, qui vise à préserver les rares noyaux forestiers peu ou non fragmentés de plus de 10 000 hectares dans le sud du Québec.
La protection de ces propriétés, situées à Dunham et Bolton s’étend sur un territoire de plus de 20 hectares et contribuera à consolider les acquis des terres protégées par Conservation de la Nature dans le secteur de la vallée de la rivière Missisquoi Nord et du corridor, permettant ainsi de maintenir un lien avec les Montagnes Vertes du Vermont. On retrouve dans ces aires naturelles de nombreuses espèces floristiques et fauniques à statut particulier, dont des habitats favorables à la présence de la tortue des bois. La topographie peu accidentée et le couvert forestier procurent à la faune un corridor naturel, afin d’accomplir leurs déplacements d’un massif forestier à l’autre sans trop s’exposer à découvert.
Le Lac à la Tortue
L’atlas des milieux humides d’Environnement Canada décrit le Lac à la Tortue comme un grand complexe d’habitats humides composé de marais, de tourbières arbustives avec et sans mares, de tourbières boisées et de boisés tourbeux.
Avec ses 6 633 ha, il s’agit de la plus vaste tourbière de la vallée du Saint-Laurent. La phase 1 de ce projet permettra de protéger 372 hectares et compléter la protection d’un secteur exceptionnel, soit la tourbière réticulée adjacente à la Réserve écologique de lac à la Tortue.
"Roulez au neutre!"
Réduction des émissions de CO2
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Le principe d’équivalence de carbone a pour but de fixer dans des arbres le carbone émis par les véhicules automobiles, afin que le gaz ne se retrouve pas dans l’atmosphère et participe au réchauffement climatique. Nous vous offrons ici la possibilité de calculer vos émissions de gaz à effet de serre et par la suite, d’acheter des arbres, qui seront plantés et entretenus jusqu’à maturité.
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Qu’est-ce que la fixation du carbone ?
Le climat sur le Terre a toujours varié et continuera de le faire. La différence avec le réchauffement climatique que nous observons est qu’il est, selon un large consensus scientifique, de nature humaine. Ce phénomène s’explique par l’effet de serre, soit la propriété qu’a l’atmosphère de retenir la chaleur des rayons du soleil reflétés par la Terre. C’est un processus essentiel à la vie sur la planète car il permet de conserver un climat tempéré. Cette captation de chaleur provient de la présence dans l’atmosphère de gaz à effet de serre (GES), dont le plus connu et le plus répandu est le gaz carbonique (CO2). On observe actuellement un réchauffement climatique, car la proportion de ces gaz est plus élevée que dans les siècles passés et elle est en croissance continue depuis les débuts de l’ère industrielle au milieu du 18ième siècle. Les changements climatiques représentent un grave danger pour les espèces vivantes, dont l’homme, car la capacité d’adaptation des systèmes naturels n’est pas aussi rapide que les variations probables. Le réchauffement climatique aura certes des impacts dans les décennies à venir, mais le processus n’a pas encore atteint un point de non-retour, c’est pourquoi il devient urgent d’agir pour minimiser ces impacts. Parmi les sources d’émissions de GES, l’utilisation de combustibles fossiles demeure la plus importante, notamment au travers les transports. Ainsi, à chaque fois que l’on utilise une voiture, l’essence qui est brûlée produit des GES qui se retrouvent dans l’atmosphère et participent immédiatement au réchauffement climatique. Au Québec en 2004, les transports routiers représentaient 33 % des émissions de GES, dont 22,6 % au niveau des véhicules légers (voir la figure 1). Les transports constituent donc la principale source d’émission de GES de la province.
Figure 1 : Principales sources de gaz à effet de serre au Québec en 2004
Plusieurs pistes de solution existent pour contrer le réchauffement climatique, la première étant la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles, mais l’efficacité énergétique, les énergies « vertes » et les puits de carbone sont également des moyens de réduction certains. Le principe du puits de carbone consiste à empêcher le CO2 de se retrouver dans l’atmosphère en le séquestrant dans des arbres en croissance. La fibre végétale étant largement composé de carbone, l’arbre doit absorber une grande quantité de ce composé pour assurer sa croissance. Cette captation carbonée est réalisée grâce au mécanisme de photosynthèse où, grâce à la chlorophylle et à l’énergie lumineuse, l’arbre capte du CO2, relâche de l’oxygène (O2) et transforme le carbone en composé organique :
6 CO2+ 12 H2O → C6H12O6+ 6 H2O + 6 O2
Un mètre cube de bois stocke environ une tonne de gaz carbonique et 225 kg est en moyenne fixé par l’arbre en sol canadien2. Les molécules de CO2 ne connaissant pas de frontières, en retirant le carbone de la circulation atmosphérique, l’arbre permet une action sur le climat global de la planète. La principale lacune de ce modèle est que le carbone n’est pas fixé automatiquement par l’arbre en croissance ; c’est seulement à maturité qu’il le sera. Ainsi, durant les années que nécessite son arrivée à maturité, le CO2 qui n’est pas encore dans l’arbre peut tout de même participer à l’effet de serre ; une activité neutre en carbone ne signifie pas qu’elle demeure sans effet sur le climat, surtout si, à l’instar de l’automobile, elle génère d’autres polluants ou résidus nuisibles que le CO2. La solution la plus efficace pour lutter contre les changements climatiques et la pollution atmosphérique réside toujours dans une diminution de ses transports et de meilleures habitudes de consommation.
Comment sera fixé le carbone ?
Le carbone produit par la combustion d’énergies fossiles sera séquestré dans des arbres en croissance. La biomasse qui s’ajoute à chaque année à la structure de l’arbre est composée en grande partie de carbone. Arrivé à maturité, le taux de captation du carbone par l’arbre est marginal en raison de l’arrêt de sa croissance et sa capture n’est donc plus comptabilisée. Le taux d’absorption de carbone des arbres varie grandement en fonction de l’espèce, leur situation géographique et leurs conditions de croissance. Freedman et Keith de la Fondation canadienne de l’arbre ont calculé en 1995 un taux de captation moyen du carbone pour l’ensemble des arbres du Canada qui s’élève sur une période de 80 ans à 200 kg en milieu urbain et 225 kg en milieu rural.
Les arbres seront plantés sur les berges de la rivière Etchemin ou ses tributaires par le Comité de Restauration de la Rivière Etchemin (CRRE) en collaboration avec l’Association Québécoise de Lutte à la Pollution Atmosphérique (AQLPA). Le CRRE se chargera de trouver les sites propices et de parachever des ententes avec les propriétaires, de planter les arbres et arbustes et d’assurer leur entretien sur une période suffisante à leur survie à long terme.
Lors d’une plantation d’arbres, il est important de varier les essences plantées pour ne pas créer une mono-plantation, inexistante en milieu naturel et qui est un frein au développement d’une plus large biodiversité. Les espèces fréquemment plantées par le CRRE sont le saule fragile, le frêne de Pennsylvanie, le mélèze laricin et l’épinette noire. Environ 75 % de ces arbres sont des feuillus (frêne et saule). En parallèle à la plantation des arbres, des arbustes sont également mis en terre afin de favoriser une bonne croissance générale. Ces derniers créent rapidement un réseau racinaire qui limite les problèmes légers d’érosion et protègent les arbres plantés derrière eux des glaces et crues printanières. Les arbres sont plantés à une distance approximative de 4 mètres l’un de l’autre sauf les saules qui sont plutôt plantés à 2 mètres de distance. Quand à eux, les arbustes sont plantés à un mètre d’intervalle, habituellement sur trois rangées. Dépendamment des zones où seront plantés les arbres, certaines contraintes doivent être respectées. En milieu agricole, la Politique de protection des berges, du littoral et des plaines inondables demande de laisser intact un bande de 3 mètres de large depuis la ligne des hautes eaux doit être conservée intacte, alors que dans les autres milieux, une protection de 10 mètres s’applique. Une plantation en berge exige également d’autres conditions et travaux pour assurer une survie optimale des arbres et arbustes. Dans certains secteurs et dépendamment des espèces, il faut utiliser un paillis plastique ou de paille, semer des graminées et recourir à des tuteurs.

