Sous-Sol
Tu finis tout l’ temps par r’tontir
Sorti d’ nulle part, un ch’veu sua soupe, sans avertir
A’ec ta poche de linge pis une vingt-quat’
« Peux-tu héberger ton vieux chum? »
Tu m’ dis piteux qu’ c’est pour deux trois jours maximum
Juste le temps que tu r’tombes sur tes pattes
L’affaire qu’y a c’est qu’ t’es pas un chat
Quand t’atterris c’est toujours les deux pieds d’in plats
Soit qu’ tu t’ mets dans l’ troub’ ou ben tu foires
Ta vie ressemble à un black eye
Tu fais peur au bonheur comme un épouvantail
Pas pour rien que pu personne veut t’ voir
Ça fait deux mois qu’ tu crash dans mon sous-sol
Qu’ tu t’ laisses traîner qu’ tu chill en camisole
Pogne tes guenilles trouve-toi un appart’ chu’ même prêt à endosser l’ bail
Parce qu’ là ma blonde a’ veut vraiment qu’ tu t’en ailles
T’es jamais fiable, tu flobes tes payes
Le vendredi, tu rentres pas quand t’es lend’main d’ veille
T’es toujours entre deux 4%
Quand ton boss te claire, c’ pas d’ ta faute
Quand tes blondes te laissent, le problème c’est toujours eux aut’
Anyway y’a personne qui t’ comprend
Ça fait deux mois qu’ tu crash dans mon sous-sol
Qu’ tu t’ laisses traîner qu’ tu chill en camisole
Pogne tes guenilles trouve-toi un appart’ chu’ même prêt à endosser l’ bail
Parce qu’ là ma blonde a’ veut vraiment qu’ tu t’en ailles
On t’entend rentrer tard la nuit
Pis tu dors toute la journée sur le divan-lit
Pendant qu’ nous aut’ on va travailler
On dirait qu’ t’es figé dans l’ temps
Que t’as arrêté d’évoluer à seize ans
Dude sais-tu qu’ la fête est terminée?
Ça fait deux mois qu’ tu crash dans mon sous-sol
Qu’ tu t’ laisses traîner qu’ tu chill en camisole
Pogne tes guenilles trouve-toi un appart’ chu’ même prêt à endosser l’ bail
Parce qu’ là ma blonde a’ veut vraiment qu’ tu t’en ailles
Ça fait deux mois qu’ tu crash dans mon sous-sol
Qu’ tu t’ laisses traîner qu’ tu chill en camisole
Pogne tes guenilles trouve-toi un appart’ chu’ même prêt à endosser l’ bail
Parce qu’ là ma blonde a’ veut vraiment qu’ tu t’en ailles
Fak c’est ça qui est ça, ciao bye…
Anguille sous roche
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand Rosaire Légaré nous dit qu’y cherche du mush
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand Titi nous dit qu’y a pu’ d’pot dans sa sacoche
Tim didladi dadidadi dili lidam
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand le beau Karlo cache d’la bière dans ses poches
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand Lépine a les quatre fers en l’air dans slush
Tim didladi dadidadi dili lidam
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand Jérôme a la démarche un peu trop croche
Moi j’te dis qu’y a anguille sous roche
Quand en r’venant d’Gaspé ça m’pique en d’sour d’la…
Tim didladi dadidadi dili lidam
Rock camisole
J’feel comme un vrai gigolo
Avec mon perfecto
Dans mon char de gino (han! han!)
Mes ch’veux comme des nouilles Gatuso
Me donnent le look « suave » du mannequin Fabio
Du mannequin Fabio
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Hostie, hostie, hostie j’t’ais beau!
Ce soir c’est l’party de bureau
Mon coiffeur Alvaro
Me dit qu’j’vas voler l’show (han! han!)
Mes pantalons de culturiste
Et ma pochette-banane vont s’faire aller su’a piste
M’a danser toute la nuite
M’a danser toute la nuite
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Avec ma-ma-ma camisole d’Old Orchard Beach
Hostie, hostie, hostie j’t’ais beau!
Portrait #4
Je suis diplomate diplômé, je sais toujours de quoi parler
Je suis à l’aise entre deux chaises, et dans les grandes soirées
Les gens voient de moi le visage que je veux bien leur montrer
J’agrémente le paysage comme une toile volée
Je suis journaliste à mes heures, j’ai une tribune et trois lecteurs
Mes opinions sont importantes, je fais partie des grands penseurs
J’suis un artiste et un docteur, aucun sujet ne me fait peur
Si vous voulez une solution, je ne charge que 500 clics à l’heure
Je suis sociologue compétent, je travaille au gouvernement
Je n’ai ni femme ni enfants, je conseille les dirigeants
Je suis lucide intransigeant, je sais épargner de l’argent
Saigner les p’tits jamais les grands, éviter toute forme d’avancement
Je suis bien en chair, bien portant, quand je mange je mets des gants blancs
Agneau royal, Muscadet blanc, que je dévore sur le divan
J’suis hédoniste et alcoolique, tous mes matins sont fantastiques
Je suis charmant et bien élevé, je vis sur du temps emprunté
Paul
Paul mmmm mmmmm
Paul mmmm mmmmm
Paul mmmm mmmmm
Paul han hannnnnn han !
Party d’pouel
J’danse comme un oignon
Qui a peur des champignons
J’porte pas d’pantalons
J’m’achète des potirons
Dans mon pa aaaaaaa! Party d’pouel
Mes bras sont en asphalte
Gainés a’ec du cobalt
Pis quand j’vas à bécosse
J’me torche avec l’écorce
Dans mon pa aaaaaaa! Party d’pouel !
Noël brun
(La ballade de Sylvain Janvier)
C’tait vraiment cruel Gina
De me j’ter comme une vieille paire de bas
La veille de Noël
La classe! Un vulgaire post-it pour me sacrer là
Pogné à Fort McMurray
Jusqu’au vingt janvier
NOËL BRUN !
À rouler mon œil de vitre
Dans les larmes de mes amours en faillite
Tout seul dans la nuit sans lune
Assis dans un Tim Hortons
NOËL BRUN!
Qu’il est loin mon cœur d’enfant
À mille lieues du bon vieux temps
J’ai mis ma patch de pirate
J’fais peur aux enfants chez Walmart
L’Esprit des Fêtes me dit rien
J’ai just’ envie d’mett’ le feu dans l’sapin
Pris une chambre à la semaine
Au motel Helen
NOËL BRUN!
Dans l’sous-sol comme un déchet
Ent’ le chauffe-eau pis l’armoire à balai
Tout seul dans la nuit sans lune
Assis dans un Tim Hortons
NOËL BRUN!
Qu’il est loin mon cœur d’enfant
À mille lieues du bon vieux temps
Non y’en aura pas d’miracle
Pas d’lutin ni d’fée pour me sauver
De cette horrible débâcle
Ah! Si l’vingt janvier pouvait arriver
Gina tu m’as scié les jambes
En me j’tant comme une vieille peau d’cobra
Le 24 décembre
Tout ça! Pour le Père Noël louche du centre d’achats
Lalalala…
Qu’il est loin mon cœur d’enfant
À mille lieues du bon vieux temps
Les nuits de Repentigny
Une mère monoparentale de 45 ans
Qu’y avait sa fin d’semaine de congé sans enfant
Retomba dans l’pattern des amours décevants
Dans ce bar poche de la Rive-Nord du St-Laurent
Oh! Là où l’odeur des parfums cheaps se mélangent
En-dessous des black lights, sur une musique lounge
Un rhum and coke flat, des âmes désoeuvrées
La table est mise pour la soirée
Les nuits de Repentigny! (All right!)
Les nuits de Repentigny! (Oh! Yeah!)
Les nuits de Repentigny!
Là où l’ennui chill avec la mélancolie
Un clin d’œil invitant du dénommé Stéphan
Et le souv’nir pénible de son Dodge Caravan
Lors d’une nuit où l’amour dû se contortionner
Dans des positions weird ent’ les sièges de bébés
Oh! Stéphan pas de « E » on l’connaît ton p’tit jeu
By the way salue donc ta femme et tes morveux
Il lui faudra raffiner l’art de ses avances
Il n’aura pas de deuxième chance
Les nuits de Repentigny! (All right!)
Les nuits de Repentigny! (Oh! Yeah!)
Les nuits de Repentigny!
Là où l’ennui chill avec la mélancolie
Sa chum de fille Nancy arrive un peu pompette
Avec sa toux d’fumeuse pis un verre de piquette
Elle qui rêvait des joies de la maternité
Constate que l’retour d’âge ça commence à fesser
Oh! Elle en a marre des « one night » avec des pauv’ types
Elle dit qu’elle est trop vieille pis que c’est pu’ son trip
Elle parle de plus en plus d’ses chats quand ‘est paquetée
Sa vie va pas s’améliorer
Les nuits de Repentigny! (All right!)
Les nuits de Repentigny! (Oh! Yeah!)
Les nuits de Repentigny!
Là où l’ennui chill avec la mélancolie
Après avoir esquivé un gars sans emploi
Musicien du groupe les « Cowboys ché pas trop quoi »
Et ce policier dont l’haleine faisait l’ver l’coeur
Qu’on aurait dit qu’y a soupé dans un container
Oh! Un dernier tour de piste pour croiser un regard
Mieux vaut rentrer bredouille que de ram’ner Richard (Richard!)
Cette fois pas de nuit torride au Motel Capri
Elle rentrera seule en taxi
Les nuits de Repentigny! (All right!)
Les nuits de Repentigny! (Oh! Yeah!)
Les nuits de Repentigny!
Là où l’ennui chill avec la mélancolie
Le p’tit Tommy
Le p’tit Tommy
Qui travaille à’ quincaillerie c’t’un bon gars
Mais le soir y torture des animaux
Parles-y d’plomberie
D’menuiserie tu vas voir y connait ça
Mais le soir y nèye des poches de mulots
Il est vraiment très avenant
Il sait conseiller les clients
Et il est toujours aux devants
Pour faire rire les vieux les enfants
Et les outils n’ont plus d’secret pour lui
Le p’tit Tommy
Qui travaille à’ quincaillerie c’t’un bon gars
Mais le soir y torture des animaux
Parles-y d’plomberie
D’menuiserie tu vas voir y connait ça
Mais le soir y fait mal aux ti-zoiseaux
Les gars de la construction
Le connaissent tous par son p’tit nom
Demandez-lui dans quelle allée
Se trouvent les clous ou le mortier
Comme un soldat
Ti-Tommy vous l’dira
Le p’tit Tommy
Qui travaille à’ quincaillerie c’t’un bon gars
Mais le soir y torture des animaux
Parles-y d’plomberie
D’menuiserie tu vas voir y connait ça
Mais le soir y fait mal aux ti-zoiseaux
Le long d’la 20
Partir le long d’la 20
Avec une fille qu’j’connais pas ben ben
Qui fait du gum boots et qui s’appelle Marie-Lutin
Sans attente face au lendemain
Comme dans un roman d’Jacques Poulin
Kek chose me dit qu’l’amour trouvera son ch’min
Partir le long d’la 20
Avec une fille qu’j’connais pas ben ben
Qui fait du gum boots et qui s’appelle Marie-Lutin
Sans attente face au lendemain
Comme dans un roman d’Jacques Poulin
Qui sait peut-être que l’amour trouvera son ch’min
On s’tait rencontré
Pis ça avait cliqué
La veille au soir dans un parté
Faut dire que j’étais saoul
Pis quand je prends un coup
Mon cerveau perd un peu d’visou
Le lend’main on a décidé d’partir au gré du vent
Sur un coup d’tête vers le Bas-Saint-Laurent
On écoutait non-stop ses tounes poches de musique du monde
Quand j’ai remarqué, avec un peu d’dédain, qu’elle était sale en d’sous des ongles
Partir le long d’la 20
Avec une fille qu’j’connais pas ben ben
Qui fait du gum boots et qui s’appelle Marie-Lutin
Sans attente face au lendemain
Comme dans un roman d’Jacques Poulin
Qui sait peut-être que l’amour trouvera son ch’min
Tout l'avant-midi
M'a parlé de reiki
De tarot et d'astrologie
De chants vibratoires
D'extraits de radis noirs
De gousses d'ail en suppositoire
Un monologue interminable sur les voyages astraux
Et sur son gourou, un certain Guido
Quand elle a osé aborder la cinquième dimension
C't à c'moment-là que j'ai compris que le voyage allait être long...
Partir le long d’la 20
Avec une fille qu’j’connais pas ben ben
Qui fait du gum boots et qui s’appelle Marie-Lutin
Sans attente face au lendemain
Comme dans un roman d’Jacques Poulin
Qui sait peut-être que l’amour trouvera son ch’min
Comme tout est une question d’affinités
On a vite compris qu’ça allait pas fitter
Toi tu mènes une vie un peu bohémienne
Moi j’ai un faible pour les règles d’hygiène
Rendus au motel
Comme si c’tait sans appel
A’ décidé d’se mett’ à poil
J’ai été ben surpris
De voir que son shaggy
Était raccord a’ec le tapis
Même si on savait ben toué deux qu’on res’trait juste amis
Y’a pas d’mal à s’faire du fun dans la vie
Et à tendresse donnée on ne regarde pas le duvet
Fak si c’est bon pour toi, ben c’est correct pour moi, allons visiter ta forêt
Partir le long d’la 20
Avec une fille qu’j’connais pas ben ben
Qui fait du gum boots et qui s’appelle Marie-Lutin
Sans attente face au lendemain
Comme dans un roman d’Jacques Poulin
Kek chose me dit qu’l’amour trouv’ra pas son ch’min
Le cœur battant
On attendait sans affrontement
Que vienne la fin des jours prospères
Quand t’es certain d’être le perdant
Y a pas de paix, y a pas de guerre
Au revoir mon père
Au revoir mes frères
Je m’en vais avec mon cœur battant
Fouler la terre
Braver l’hiver
Oh! Oooohhh…
Quand l’expérience n’est que du vent
Pour l’étranger mercenaire
Tu prends l’allée par en avant
Y a aucun sens à la misère
Au revoir mon père
Au revoir mes frères
Je m’en vais avec mon cœur battant
Fouler la terre
Braver l’hiver
Oh! Oooohhh…
Faut de notre bord rester vaillant
Car vient la chance à ceux qui espèrent
Un peuple est mort s’il ne croit guère
À la revenance d’un doux printemps
Et vous mon père
Et vous mes frères
Viendrez-vous avec vos cœurs battants?
Fouler la terre
Braver l’hiver
Oh! Oooohhh…
Le clochard et la lune
La lune me suit
Chu pas seul à soir
Même si j’passe la nuit
Tout nu sur le trottoir
Malgré les bad lucks
De ma vie très brune
Je n’suis pas une loque
Je jase avec la lune
Madame Lune si vous saviez
Toutes les peines que j’ai rac’modées
Tous les bouts d’mon cœur ramassés
À’ p‘tite cuillère sur le plancher
Quand la vie t’paye pas souvent la traite
C’est dur de marcher drette
La lune me suit
Chu pas seul à soir
Même si j’passe la nuit
Tout nu sur le trottoir
Malgré les bad lucks
De ma vie très brune
Je n’suis pas une loque
Je jase avec la lune
Madame Lune si vous saviez
Toute la marde que j’ai avalée
Et les bouchées d’vie avariées
Que j’ai mâché la bouche fermée
Le pire c’est qu’on s’habitue à toute
Peu importe c’que ça goûte
La lune me suit
Chu pas seul à soir
Même si j’passe la nuit
Tout nu sur le trottoir
Malgré les bad lucks
De ma vie très brune
Je n’suis pas une loque
Je jase avec la lune
Madame Lune fumons un joint
Ça va sûr’ment vous faire du bien
Au fond c’est vous qui êtes dans’ misère
Toute seule jackée dans l’univers
Moi j’ai tout plein d’amis dans ma tête
Ici c’est toujours la fête
La lune me suit
Chu pas seul à soir
Même si j’passe la nuit
Tout nu sur le trottoir
Malgré les bad lucks
De ma vie très brune
Je n’suis pas une loque
Je jase avec la lune
La Louisiane
La Louisiane
Ce beau pays où poussent les coquelicots
Où tous les ch’vals se promènent au galop
Où les sourires donnent des frissons dans l’dos
La Louisiane
Elle me rappelle les rêves de ma jeunesse
Ces fameuses nuits où j’sortais sans ma veste
Ces tristes soirs où l’soleil se couchait à l’ouest
La Louisiane
La la la la la…
La Louisiane
Ce bel endroit où j’ai trouvé l’amour
Le soleil maintenant couche dans ma cour
Et me permet de renaître à chaque jour
La Louisiane
Je tuerai tous ceux qui te f’ront du mal
Brulé tes plaines et mangé tes chacals
Ils n’avaient pas le droit de toucher à ma Louisiane
La Louisiane
La la la la la…
Love in Louisiana
Love in Louisiana
Love in Louisiana
La grippe
Aujourd’hui j’ai la vie qu’y a la morve au nez
Et mon coeur est un peu grippé
T’es partie hier au soir chez une amie
Tu m’as r’donné les clés
Adieu Mimi
Merci pour le bon temps mais by the way
J’voulais t’dire qu’aujourd’hui
J’ai la vie
Qu’y a la morve au nez
Et que mon cœur est un peu grippé
Vidéo de la Pointe
Au vidéo d’la Pointe
On est à la fine pointe
C’est l’best vidéo
À l’est de Papineau !
—
Autodium
Chez Autodium à Repentigny
On te vend des chars complètement pourris
En diagonale d’la Pizza Zorba
T’as rien qu’à suivre l’odeur de t’sour de bras
—
Pizza Barbas
Croûte mince ou ben pâte épaisse
Plain ou ben végétarienne
Extra peperonize bacon
On va t’en faire d’la câlice de bonne !
Si t’as l’estomac din talons
Viens faire un tour à L’Assomption
Commande une pizza chez Barbas
On va t’en faire d’la calice de bonne !
On va t’en faire d’la calice de bonne !
Graseille
Je t’ai tout donné
Mais tu m’as quitté
Je t’ai tant aimé
T’as pris l’ch’min du highway
Et depuis c’matin-là
J’ai l’moral à plat
Y’a plus rien pour me r’monter
J’écoute même plus la télé
Oh! Graseille, don’t leave me behind
Cause I will not survive
You’re the only key
That will keep me alive
Graseille!
Depuis qu’t’es partie c’est plus pareil
J’m’endors même plus et j’ai peur des réveils
Mon cœur a perdu son soleil
J’ai la gorge serrée
Quand je r’pense au passé
J’n’arrête plus de pleurer
À force de m’faire des idées
Et dans mon conte de fée
T’étais ma dulcinée
Mais pour toi notre union
C’n’était qu’un roman-feuilleton
Oh! Graseille, come back in my life
Cause I will not survive
You’re my wallet
And I won’t let you down
Graseille!
Depuis qu’t’es partie c’est plus pareil
J’m’endors même plus et j’ai peur des réveils
Mon cœur a perdu son soleil
Oh! Graseille…
Graseille, Oh! Graseille
Graseille, Oh! Graseille
Fin d’hiver
Petite toune de fin d’hiver
De matins ternes et de neige sale
De cafard qui flotte dans l’air
Et de nids-de-poule sur mon Montréal
Petite toune de fin d’hiver
De gens qui sortent enfin allèges
De jouets rouillés sur les parterres
Entre autres souv’nirs qu’on déneige
Quand revient le printemps
Des fois je pense encore à toi
Enfin, un peu moins qu’avant
Mais quand même je r’pense encore à toi
Petite toune de fin d’hiver
De trottoirs pleins de cochonneries
De flaques d’eau, de bruits de gouttières
Et de panoramas kaki
Petite toune de fin d’hiver
De plafond bas et de temps gris
De pluie, de déprime saisonnière
Et toujours cette nostalgie
Quand revient le printemps
Des fois je pense encore à toi
Enfin, un peu moins qu’avant
Mais quand même je r’pense encore à toi
Petite toune de fin d’hiver
De matins blêmes et de neige molle
De tempête qui sort de nowhere
Quand tout était fondu au sol
Petite toune de fin d’hiver
Qui fait juste nous faire des accroires
Mais on va passer au travers
Le soleil ravive l’espoir
Quand revient le printemps
Des fois je pense encore à toi
Enfin, un peu moins qu’avant
Mais quand même je r’pense encore à toi
Petite toune de fin d’hiver
Qui fait juste nous faire des accroires
Mais on va passer au travers
Quec’qu’ chose va ben ram’ner l’espoir!
Fille de club
Quecqu’part à trois heures moins quart
T’es d’boute sur la table de billard
Tu fais ton show, tu sais qu’t’es belle
Tu t’shakes le bassin c’en est quas’ment du zèle
Rendu à trois heures et quart
T’es carrément d’boute sur le bar
Pu d’brassière, su’l bord du coma
Tu call un dernier shooter de téquila-a-a-a!!
Fille de club à 22 ans
T’es cool, t’es cute pis t’es dans l’vent
Tu tiens l’alcool comme un bucheron
Pour toi l’party c’t’une profession
T’as l’énergie de la vingtaine
Tu sors d’in bars quatre fois semaine
T’es malcommode quand t’es chaudaille
Pis qu’tu abuses d’la Molson Dry
Fille de club tu vieilliras
Et ta jeunesse passera
Pour l’instant t’es en lendemain d’veille
C’est mieux qu’ d’être vieille pis sans lendemain
Fille de club tu vieilliras Yeahh!!
Quecqu’part à trois heures moins quart
T’arrives au bar avec Richard
C’est pas la nuit, c’est l’après-midi
T’as changé ton horaire depuis qu’t’as vieilli
On te d’mande où c’qu’y est ton dentier
Tu t’rappelles pas d’l’avoir flushé
Dans la toilette lorsque tu renvoyas
Un aut’ maudit shooter de téquila-a-a-a!
Fille de club à 50 ans
T’es maganée en sacrament
On dirait qu’tu flottes dans l’formol
Tellement t’es boursoufflée d’alcool
Tu t’es arrosée comme il faut
Mais clairement pas avec de l’eau
T’as le regard d’une plante fanée
Devant ton cinzano brandy
Fille de club tu vieilliras
Et ta jeunesse passera
Mais là c’est d’l’overtime ma chouette
Faudrait p’t-être penser à’ retraite
Fille de club tu vieilliras Yeahh!!
Quecqu’part à trois heures moins quart
Tu passes drette en avant du bar
Tu continues sans rev’nir su’ tes pas
Pis tu rentres dans le local des A.A.
Fille de club à 67
T’as finalement pris ta retraite
Après tant de loyaux services
À l’endroit des bars et du vice
Tu as mis Jésus dans ta vie
Et tu partages a’ec tes amis
Ton vécu d’ancienne débauchée
Devant un gobelet de café
Fille de club tu as vieilli
Et ta jeunesse est finie
Oui c’est l’temps d’passer à aut’chose
Profites-en et soigne ta cirrhose
Fille de club tu as vieilli Yeahhh!!
Épique Éric
Un dude est couché dans son cerne de vomi
Une fille dort en position fœtale sur le tapis
Il faut enjamber les bouteilles et les débris
Partout des épaves à moitié nues sont endormies
Que s’est-il passé cette nuit?
Dans l’mur du salon, un devant d’char encastré
Un singe est en train de faire caca sur le plancher
Des jumeaux weirdos qui chuchotent sur le divan
Ricanent comme des fillettes tout en me dévisageant
Où es-tu Éric ?
Que s’est-il passé Éric ?
C’t’ait épique, épique Éric!
Ton party épique, Éric
C’t’ait vraiment épique Éric!
Ton party épique, Éric!
Un type dans une cage avec un masque de cuir
Gag ball dans la bouche, tente en vain de me sourire
Il me dit comme ça : Wa wra wra we léla hé
Je crois qu’il demande à c’qu’on vienne le libérer
Que s’est-il passé cette nuit ?
Dans le gazebo gigotent les fesses et les seins
Ah! Tiens donc quoi d’mieux qu’une orgie au petit matin
Le set de patio est au fond de la piscine
Rectification, non c’est le set de cuisine
Où es-tu Éric ?
Que s’est-il passé Éric ?
C’t’ait épique, épique Éric!
Ton party épique, Éric
C’t’ait vraiment épique Éric!
Ton party épique, Éric!
Mado dans’ cuisine, incapable d’articuler
Tellement finie qu’on dirait qu’elle fait un AVC
Regarde bruler ses œufs dans une poêle en fonte
À travers la vitre enfumée du four micro-ondes
Un animateur de télé complètement glauque
Me fait des avances les yeux injectés de coke
Tout ça pendant que les estis d’jumeaux weirdos
Me fixent et commencent à me rendre salement parano
Où es-tu Éric ?
Que s’est-il passé Éric ?
C’t’ait épique, épique Éric!
Ton party épique, Éric
C’t’ait vraiment épique Éric!
Ton party épique, Éric!
J’ai trouvé Éric ben buzzé dans sa voiture
Encastrée dans l’mur
En business !
Les Cowboys Fringants reprennent du service
On est d’retour en business!
On est ben contents de r’faire la run de lait
Même si c’fait cent fois qu’on la fait
Les Cowboys Fringants reprennent du service
On est d’retour en business!
On est ben contents de r’faire la run de lait
Tant qu’les clients sont satisfaits
Vous nous r’trouv’rez si on passe dans vot’ coin
Dans les motels bruns peuplés d’acariens
Les tristes bars d’hôtels et les casse-croûtes
Ou en train d’pisser su’l bord d’l’autoroute!
Roulant d’vant des paysages merveilleux
En r’tenant des heures un numéro deux
Dans un vieux truck qui pue un peu des pieds
Tout ça pour venir vous entertainer
Les Cowboys Fringants reprennent du service
On est d’retour en business!
On est ben contents de r’faire la run de lait
Même si c’fait cent fois qu’on la fait
On est ben contents de fuir not’ domicile
Pour aller s’mettre chauds dans vot’ ville !
Dans son ciel
Il était plus brillant que tous les jeunes de sa classe
Jamais assis en avant, juste meublé son espace
Ses mots étaient prudents, évitant l’attention
Il gardait tout en’dans, réflexe de protection
Il revenait seul le soir avec sa clef dans son cou
Cherchant à fuir le noir d’une enfance floue
Son père pus dans l’décor et pis sa mère en rendez-vous
Comme seul ami un chien aveugle à moitié fou
Et ses journées étaient longues, à combattre ses idées
D’aller visiter le monde ou de rester enfermé
Il haïssait tous les élèves pris dans le carcan de la mode
À part la p’tite Marie-Ève qu’y’avait rien dans sa garde-robe
Que des boucles d’oreilles en étoiles, et des choux-fleurs dans les cheveux
Un sourire à faire monter l’océan un peu
Une aura verte que rien ne voile, et juste assez de peine dans les yeux
Pour lui faire croire que la vie s’rait peut-être mieux à deux
Mais dans son ciel, l’orage avait toujours l’air un peu plus cruel
Mais dans son ciel, le père Noël dormait saoul mort dans une ruelle
Mais dans son ciel, tout ce qui l’gardait en vie c’tait son sourire à elle